1/ Chapitre 2 : Mauvaise nouvelle.  posté le mardi 30 mai 2006 18:15

Blog de titepuce2 : Deux destins pour une destinée., 1/ Chapitre 2 : Mauvaise nouvelle.

CHAPITRE 2.

Araleth se trouvait dans une salle de classe dans laquelle le cours qui s'y déroulait le passionnait totalement, et ce depuis qu'il avait découvert cette nouvelle discipline. C’était une discipline dure, passionnante pour certains (dont Araleth), parfois dangereuse, et capitale pour accéder à l'ultime année des prés érudits à l'issu de laquelle les étudiants pouvaient décrocher leurs " Diplômes des jeunes érudits ". Il fallait qu' Araleth  l'obtienne absolument  pour pouvoir déposer une candidature dans une école enseignant le second et dernier degré avant d'avoir le " Diplôme final " et être proclamé officiellement érudit.

Elle consistait à repérer si un démon ou un humain cherchait a s'emparer de son esprit, a lui empêcher d'avoir accès à des informations personnelles ou d'une importance élevée, a détecter si un ennemi lançait un sort contre vous afin d'avoir la possibilité de le contrer dans certains cas (pour les plus expérimentés). On y apprenait à utiliser son esprit comme un radar, à maîtriser les esprits, à glisser le sien dans un corps animal... Tout un tas que chose qui captivait Araleth.

C'est pourquoi, il rassembla toutes ses connaissances, espérant que son professeur l'interroge et le lui attribue une bonne note. Cependant, ce ne fut pas lui à qui le professeur s'adressa, mais à son " ennemi " de toujours. Ennemi ? Parce que pour Araleth, rien ne comptait plus que d'être le meilleur, et que justement, ce garçon-là, était un concurrent d' Araleth. Ils combattaient tout les deux pour la première place, pour être le premier, le meilleur et obtenir les meilleures appréciations.

-Haru, peux-tu m'expliquer comment savoir quand une personne quelconque essaie de s'introduire dans un esprit ?

- Oui maître. On s'en aperçoit lorsque l'on a l'impression de sentir comme des milliers de...

Araleth se mit à sourire. Son ennemi avait fait une erreur; il récitait une définition qui aurait pu convenir, certes, mais seulement si le maître avait mis le mot " sorcier " dans sa question, et non pas le terme "personne quelconque ". Là était toute l'astuce !

- Et non ! Repris le maître lorsque Haru eu fini de réciter la mauvaise définition. Ton erreur a été de ne pas faire assez attention à la question que je t'ai posé.

- Je ne comprends pas maître...

- Dans ton esprit, tu as confondu deux choses. Tu m'as retranscrit une réponse similaire à celle  que j'attendais, car nous avons étudié un sujet semblable au début de cette année. Ton subconscient a oublié les souvenirs anciens pour prendre les souvenirs récents. Comprend-tu jeune érudit ?

- Oui monsieur.

Haru baissa la tête. Il avait échoué à la question. Il fulminait alors qu' Araleth  jubilait. "Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres." Haru regarda Araleth et le vit sourire de contentement. Il le haïssait encore plus.

Deux contraires... Deux garçons... Deux destins différents ? Peut-être... L'avenir n'est pas encore tracé. L’un est peut-être en trop. Qui sait... Pensa Deloril, le professeur.Il savait plus de choses que d'autres... Cela l'inquiétait parfois, mais c'était comme sa.

Il reprit donc son questionnaire, des " Comment... ? ", des " Pourquoi... ?  ", des " Quand... ? ", des " Ou... ?", s'enchaînèrent a une vitesse incroyable tout au long de ces quelques heures jusqu'a ce que la sonnerie qui marquait la fin des cours retentit.

*

* * * * *

- Hé, Araleth, attends-moi !

- Pas elle, pensa Araleth, je vous en prie, n'importe qui mais pas elle. Ouais... Quoi ? T'arrives quoi encore ?

La jeune fille qui l'interpellait s'appelait Merel. Grande, brune, mince, elle était néanmoins la plus belle de l'  Ecole des Sciences. Habituée à  voir tout les garçons à ses pieds, elle s'amusait à les rendre plus jaloux les uns que les autres et ne supportait pas qu' Araleth, le seul qui l'intéressait réellement, l'ignore.

Elle essayait par tout les moyens de le conquérir, mais lui prenait du plaisir a l'ignorer. Il n'aimait pas les filles de son genre. Celles qui se croit mieux que toutes les autres, mais qui, au fond, sont moins intéressante intérieurement que celle qui se font le moins remarquer.

A force de s'accrocher pour qu'il cède enfin à son " charme ", elle n'avait réussi qu’à se faire détester de lui. Il pensait d'elle qu'elle n'était qu'une fille trop gâtée par ses parents, qui ne supportait pas de ne pas posséder tout de suite ce qu'elle désirait.

Il savait qu'au fond, elle l'aimait, tout comme il savait qu'elle prenait les sentiments des autres pour un jeu. Il aurait pu réagir comme la moitié des idiots qui fréquentait cette école. Il aurait pu lui donner de faux espoirs, afin de lui faire comprendre ce que ressentaient tout ceux qui voyaient leurs espoirs réduits au néant. Mais non, lui il l'ignorait. Il ne faisait pas parti de ceux-la… Il était trop bon pour ça.

- Araleth, attends-moi.

Araleth hésita. S'arrêter ou continuer son chemin ? Il opta finalement pour la première solution, et se retourna :

- Quoi ? Tu veux me dire quoi ? Magne-toi, j’ai pas que ça à faire moi ! Pas le temps ni l'envie de t'attendre.

Décidemment, il était de mauvaise humeur...

- Araleth ... Dis... euh…

- Bon, t'accouches ? Grommela-t-il.

- Euh... tu sais qu'en Histoire on doit faire un exposé a deux et...

- Et... Putin, dépêche-toi... Peut-être pas toi, mais moi j'ai envie de rentrer chez moi !

- Est-ce-que-tu-veux-le-faire-avec-moi ?

- Quoi ? Vas-y répète, mais doucement parce que j'ai rien compris à ce que tu m'as dit...

- Araleth, tu voudrais pas le faire avec moi cet exposé ?

- J' sais pas… je te dirais sa demain.

- Ah, fit-elle déçue.

- C'est tout ? T'as rien d'autres à me dire, j' peux me casser d'ici ?

- Ouais, c'est bon.

Araleth reprit son chemin. Décidemment, mauvaise journée pour lui. Les cours qui l'avait insupporté au plus haut point et enfin Cérès qui l'avait encore " soûler " avec ses envies.

Oui, bien mauvaise journée... et elle n'était pas encore finie !

lien permanent

2/ Chapitre 2 : Mauvaise nouvelle  posté le mercredi 21 juin 2006 14:58

Blog de titepuce2 : Deux destins pour une destinée., 2/ Chapitre 2 : Mauvaise nouvelle

*

* * * * *

Du côté du roi Sarkaon et de sa cour :

- Kashvira , veuillez prévenir les autres membres dirigeant du royaume. Nous devons nous réunir au plus vite. C'est d'ordre vital. Le futur de Moryon'  est compromis, et je ne crains qu’il ne sombre dans un avenir proche et ne se transforme en royaume de guerre...

- Oui, Sire. Quand dois-je leur dire de venir ? Et où vous réunirez-vous ?

- Ici même. Et je vous laisse un mois pour les prévenir, ne me décevez pas Sarkaon, c'est très important, je vous ai prévenu.

- Très bien Sire. Ma tâche sera effectuée. Désirez-vous autre chose ?

- Non, c'est bon, tu peux disposer. Merci beaucoup... Je me demande ce que je ferais sans toi. Je crois que ton soutien me manquerait.

- Ce que l'on ne connaît pas ne peux pas nous manquer Sire. Si vous ne m'aviez pas rencontré, vous vous seriez débrouillez sans moi, et vous auriez, malgré le débordement que vous éprouveriez peut-être, le royaume sera dirigé de la même manière.

- Ce que j'aime chez toi, Sarkaon, c'est que tu parles sagement. De plus, ton travail est rempli dans les délais, et je n'ai jamais aperçu la moindre erreur.

- C'est normal Majesté, j’accompli mon devoir comme il se doit.

Sarkaon fit la révérence, comme d' habitude. Il s'éloigna, en faisant bien attention à ne pas tourner le dos à son roi afin de ne pas se montrer irrespectueux envers lui.

Pourtant, alors qu'il avait sa main sur la poignée de la porte, le roi l'interpella :

- Bien sur, Sarkaon, vous remettrez les missives en mains propres. Et b'oubliez pas : un mois. Dans un mois, vous serez là, en compagnie des six autres rois.

UN mois !! Sarkaon avait cru qu'il lui suffirait de les rédiger, puis de les confier à des messagers royaux. Le délai lui semblait alors très raisonnable. Mais celai changeait tout : UN mois, un seul et unique mois pour se rendre dans les six contrées, les unes après les autres !

C'était des délais trop courts ! De la pure folie même ! Etait-ce donc si urgent que cela ? Cependant, il n'avait pas le choix :

Soit il réussissait... Soit il mourrait !

*

* * * * *

De retour du côté d' Araleth :

Celui-ci avait repris son chemin. Il était pressé d’arriver chez lui. C'est pourquoi il prit un raccourci, et tourna dans une ruelle sombre, mal famée. Cette ruelle, très peu fréquentée par les gens normaux, était le point de rencontres des bandes de bandits.

Araleth savait qu'il n'aurait pas du l'emprunter, mais cela avait été plus fort que lui. Et puis, il ne faisait pas encore nuit. Il savait se défendre alors à quoi bon paniquer. Araleth avait confiance en lui... Peut-être un peu trop même….

Tout se passe extrêmement vite. Araleth senti un coup derrière la nuque, il commença a défaillir. Un coup de poing au ventre : il tombe à terre. S'ensuivit des coups de pieds, alors même qu'il était allongé, sans moyen de défense…

Tout devenu noir autour de lui. Araleth avait perdu conscience…

*

* * * * *

Lorsqu'il se réveilla, Araleth se senti faible. Il ne se souvenait plus de rien.

Où suis-je ? Que m'est-il arrivé ? Qu'est-ce que je fais ici ? et pleins d'autres questions se bousculaient dans sa tête.

Il fit le tour de la pièce avec ses yeux. Il se trouvait dans une chambre, a n'en pas douté. On l'avait allongé sur un lit double. A coté de lui, sur sa droite une table de chevet, où était posé un verre d'eau, des serviettes, une lampe, un livre et un bouquet de fleurs. Au fond, à droite se trouvait une petite armoire et à gauche, une étagère remplie de livres. Au pied du lit, une chaise avec..

- Mes vêtements ? Mais...

Il regarda en vitesse sous les couvertures. Il était nu. Qui... Qui avait donc pu le déshabiller !! Il se mit en colère contre cette personne qui avait osé violer son intimité...

Tout à coup, quelqu'un frappa à la porte…

- Oui ? répondit-il par habitude.

La porte s’ouvrit sur une personne qu' Araleth connaissait bien : Maître Deloril, son professeur.

- Maître ? Mais... Que fais-je ici ?

- Et bien, disons que je te recueille ici provisoirement jusqu’ à ce que tes blessures soient soignées.

- Mes blessures ? Quelles blessures ?

Deloril s'assit à côté d' Araleth, respira un grand coup, et commença à lui raconter le pourquoi du comment.

- Lorsque je suis arrivé dans cette ruelle mal réputée, j'ai tout d'abord vu une masse de personne autour d'une autre, par terre. J'ai cru, premièrement, que cette personne à terre, en l'occurrence toi, avait eu un malaise. Lorsque je t'ai reconnu, j'ai tout de suite compris que je me trompais : on était en train de te battre, lâchement de surcroît. Frapper une personne à terre, continua-t-il, est un acte déshonorable.

Il sourit, puis continua :

- Tu aurais du voir leurs têtes, lorsque je leur ait sommé d'arrêter. Ils ont ricanés bêtement les idiots. Ils ont même été jusqu'à me dire que je perdais mon temps, que je ne pourrais rien faire pour qu'ils m'obéissent... Bah, sûrement mon apparence de vieillard qui leur a faire dire cela, les sots. Ils ont moins faits les fiers, quand j'ai lancé mon sort... " Jacta sensu lato " leur ai-je sorti ! Oh, ne fais pas cette tête, ce n'est pas parce que tu ne le connais pas, qu'il est bien méchant... Disons simplement qu'il leur ait poussé des champignons et des furoncles un peu partout sur le corps.

Le maître se mit à rire de plus belle, en repensant à cette scène, plus que comique.

- Ils se sont enfuis lorsqu'ils se sont rendus compte que même si je suis vieux, je n’en suis cependant pas dépourvu de ressources pour me défendre. Enfin bref, passons. Tout de suite après je me suis penché sur toi et j'ai vu que tu saignais à la tête, au cou, aux bras et aux jambes... Sans oublier le ventre... C'est pourquoi, je t'ai ramené ici pour te soigner. La suite, tu la connaît.

Il s'arrêta. Pour Araleth, cependant, il restait un mystère :

- Mais maître, je ne vois ni égratignures, ni bandages sur mon corps. Comment cela se fait-il ?

- Araleth, Araleth. Aurais-tu donc séché les cours de médecine ?

Araleth  rougit. Les cours de médecine ! Il n'y était allé qu'une, a peine le temps de regarder et de juger que cette matière ne lui servirait à rien. Il commençait à regretter et voyait enfin son intérêt.

- Je vois, repris le maître, ayant constaté la gêne que subissait Araleth. Je te croyais plus sérieux que ça, je me trompais. " Errare humanum est. ", l'erreur est humaine. Et bien, sache Araleth, qu'un simple sort peut faire fusionner la peau et les bandages, rendant ces derniers invisibles. Mais ne t'inquiète pas, pour les retirer, il suffira d'attendre que tes blessures soit complètement guéries. Ils tomberont alors tout seuls.

Deloril s'arrête encore une fois, regarda Araleth  et ajouta :

- Bien, maintenant que je me suis assuré que ton état de santé était meilleur qu'hier soir, je vais pouvoir te laisser te reposer.

Il se dirigea vers la porte, et alors qu'il s'apprêtait à la franchir, Araleth  lança précipitamment :

- Maître, avez-vous prévenu mes parents que je me trouve ici ? 

- Ne t'inquiète pas pour eux, je t'en parlerais ce soir au dîner, en attendant, tache de bien dormir.

Il sortit. Puis, a lui-même, il chuchota :

- Si tu savais Araleth ... Mon pauvre petit, je te plains... Tu vas vivre de nombreuses choses en si peu de temps... Et des choses très intenses !

lien permanent