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Du côté du roi Sarkaon et de sa cour :
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De retour du côté d' Araleth :
Celui-ci avait repris son chemin. Il était pressé d’arriver chez lui. C'est pourquoi il prit un raccourci, et tourna dans une ruelle sombre, mal famée. Cette ruelle, très peu fréquentée par les gens normaux, était le point de rencontres des bandes de bandits.
Araleth savait qu'il n'aurait pas du l'emprunter, mais cela avait été plus fort que lui. Et puis, il ne faisait pas encore nuit. Il savait se défendre alors à quoi bon paniquer. Araleth avait confiance en lui... Peut-être un peu trop même….
Tout se passe extrêmement vite. Araleth senti un coup derrière la nuque, il commença a défaillir. Un coup de poing au ventre : il tombe à terre. S'ensuivit des coups de pieds, alors même qu'il était allongé, sans moyen de défense…
Tout devenu noir autour de lui. Araleth avait perdu conscience…
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Lorsqu'il se réveilla, Araleth se senti faible. Il ne se souvenait plus de rien.
Où suis-je ? Que m'est-il arrivé ? Qu'est-ce que je fais ici ? et pleins d'autres questions se bousculaient dans sa tête.
Il fit le tour de la pièce avec ses yeux. Il se trouvait dans une chambre, a n'en pas douté. On l'avait allongé sur un lit double. A coté de lui, sur sa droite une table de chevet, où était posé un verre d'eau, des serviettes, une lampe, un livre et un bouquet de fleurs. Au fond, à droite se trouvait une petite armoire et à gauche, une étagère remplie de livres. Au pied du lit, une chaise avec..
- Mes vêtements ? Mais...
Il regarda en vitesse sous les couvertures. Il était nu. Qui... Qui avait donc pu le déshabiller !! Il se mit en colère contre cette personne qui avait osé violer son intimité...
Tout à coup, quelqu'un frappa à la porte…
- Oui ? répondit-il par habitude.
La porte s’ouvrit sur une personne qu' Araleth connaissait bien : Maître Deloril, son professeur.
- Maître ? Mais... Que fais-je ici ?
- Et bien, disons que je te recueille ici provisoirement jusqu’ à ce que tes blessures soient soignées.
- Mes blessures ? Quelles blessures ?
Deloril s'assit à côté d' Araleth, respira un grand coup, et commença à lui raconter le pourquoi du comment.
- Lorsque je suis arrivé dans cette ruelle mal réputée, j'ai tout d'abord vu une masse de personne autour d'une autre, par terre. J'ai cru, premièrement, que cette personne à terre, en l'occurrence toi, avait eu un malaise. Lorsque je t'ai reconnu, j'ai tout de suite compris que je me trompais : on était en train de te battre, lâchement de surcroît. Frapper une personne à terre, continua-t-il, est un acte déshonorable.
Il sourit, puis continua :
- Tu aurais du voir leurs têtes, lorsque je leur ait sommé d'arrêter. Ils ont ricanés bêtement les idiots. Ils ont même été jusqu'à me dire que je perdais mon temps, que je ne pourrais rien faire pour qu'ils m'obéissent... Bah, sûrement mon apparence de vieillard qui leur a faire dire cela, les sots. Ils ont moins faits les fiers, quand j'ai lancé mon sort... " Jacta sensu lato " leur ai-je sorti ! Oh, ne fais pas cette tête, ce n'est pas parce que tu ne le connais pas, qu'il est bien méchant... Disons simplement qu'il leur ait poussé des champignons et des furoncles un peu partout sur le corps.
Le maître se mit à rire de plus belle, en repensant à cette scène, plus que comique.
- Ils se sont enfuis lorsqu'ils se sont rendus compte que même si je suis vieux, je n’en suis cependant pas dépourvu de ressources pour me défendre. Enfin bref, passons. Tout de suite après je me suis penché sur toi et j'ai vu que tu saignais à la tête, au cou, aux bras et aux jambes... Sans oublier le ventre... C'est pourquoi, je t'ai ramené ici pour te soigner. La suite, tu la connaît.
Il s'arrêta. Pour Araleth, cependant, il restait un mystère :
- Mais maître, je ne vois ni égratignures, ni bandages sur mon corps. Comment cela se fait-il ?
- Araleth, Araleth. Aurais-tu donc séché les cours de médecine ?
Araleth rougit. Les cours de médecine ! Il n'y était allé qu'une, a peine le temps de regarder et de juger que cette matière ne lui servirait à rien. Il commençait à regretter et voyait enfin son intérêt.
- Je vois, repris le maître, ayant constaté la gêne que subissait Araleth. Je te croyais plus sérieux que ça, je me trompais. " Errare humanum est. ", l'erreur est humaine. Et bien, sache Araleth, qu'un simple sort peut faire fusionner la peau et les bandages, rendant ces derniers invisibles. Mais ne t'inquiète pas, pour les retirer, il suffira d'attendre que tes blessures soit complètement guéries. Ils tomberont alors tout seuls.
Deloril s'arrête encore une fois, regarda Araleth et ajouta :
- Bien, maintenant que je me suis assuré que ton état de santé était meilleur qu'hier soir, je vais pouvoir te laisser te reposer.
Il se dirigea vers la porte, et alors qu'il s'apprêtait à la franchir, Araleth lança précipitamment :
- Maître, avez-vous prévenu mes parents que je me trouve ici ?
- Ne t'inquiète pas pour eux, je t'en parlerais ce soir au dîner, en attendant, tache de bien dormir.
Il sortit. Puis, a lui-même, il chuchota :
- Si tu savais Araleth ... Mon pauvre petit, je te plains... Tu vas vivre de nombreuses choses en si peu de temps... Et des choses très intenses !

y a du suspense !!!