2/ Chapitre 2 : Mauvaise nouvelle (Prologue à Chapitre IV) posté le mercredi 21 juin 2006 14:58

Blog de titepuce2 : Deux destins pour une destinée., 2/ Chapitre 2 : Mauvaise nouvelle

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Du côté du roi Sarkaon et de sa cour :

- Kashvira , veuillez prévenir les autres membres dirigeant du royaume. Nous devons nous réunir au plus vite. C'est d'ordre vital. Le futur de Moryon'  est compromis, et je ne crains qu’il ne sombre dans un avenir proche et ne se transforme en royaume de guerre...

- Oui, Sire. Quand dois-je leur dire de venir ? Et où vous réunirez-vous ?

- Ici même. Et je vous laisse un mois pour les prévenir, ne me décevez pas Sarkaon, c'est très important, je vous ai prévenu.

- Très bien Sire. Ma tâche sera effectuée. Désirez-vous autre chose ?

- Non, c'est bon, tu peux disposer. Merci beaucoup... Je me demande ce que je ferais sans toi. Je crois que ton soutien me manquerait.

- Ce que l'on ne connaît pas ne peux pas nous manquer Sire. Si vous ne m'aviez pas rencontré, vous vous seriez débrouillez sans moi, et vous auriez, malgré le débordement que vous éprouveriez peut-être, le royaume sera dirigé de la même manière.

- Ce que j'aime chez toi, Sarkaon, c'est que tu parles sagement. De plus, ton travail est rempli dans les délais, et je n'ai jamais aperçu la moindre erreur.

- C'est normal Majesté, j’accompli mon devoir comme il se doit.

Sarkaon fit la révérence, comme d' habitude. Il s'éloigna, en faisant bien attention à ne pas tourner le dos à son roi afin de ne pas se montrer irrespectueux envers lui.

Pourtant, alors qu'il avait sa main sur la poignée de la porte, le roi l'interpella :

- Bien sur, Sarkaon, vous remettrez les missives en mains propres. Et b'oubliez pas : un mois. Dans un mois, vous serez là, en compagnie des six autres rois.

UN mois !! Sarkaon avait cru qu'il lui suffirait de les rédiger, puis de les confier à des messagers royaux. Le délai lui semblait alors très raisonnable. Mais celai changeait tout : UN mois, un seul et unique mois pour se rendre dans les six contrées, les unes après les autres !

C'était des délais trop courts ! De la pure folie même ! Etait-ce donc si urgent que cela ? Cependant, il n'avait pas le choix :

Soit il réussissait... Soit il mourrait !

*

* * * * *

De retour du côté d' Araleth :

Celui-ci avait repris son chemin. Il était pressé d’arriver chez lui. C'est pourquoi il prit un raccourci, et tourna dans une ruelle sombre, mal famée. Cette ruelle, très peu fréquentée par les gens normaux, était le point de rencontres des bandes de bandits.

Araleth savait qu'il n'aurait pas du l'emprunter, mais cela avait été plus fort que lui. Et puis, il ne faisait pas encore nuit. Il savait se défendre alors à quoi bon paniquer. Araleth avait confiance en lui... Peut-être un peu trop même….

Tout se passe extrêmement vite. Araleth senti un coup derrière la nuque, il commença a défaillir. Un coup de poing au ventre : il tombe à terre. S'ensuivit des coups de pieds, alors même qu'il était allongé, sans moyen de défense…

Tout devenu noir autour de lui. Araleth avait perdu conscience…

*

* * * * *

Lorsqu'il se réveilla, Araleth se senti faible. Il ne se souvenait plus de rien.

Où suis-je ? Que m'est-il arrivé ? Qu'est-ce que je fais ici ? et pleins d'autres questions se bousculaient dans sa tête.

Il fit le tour de la pièce avec ses yeux. Il se trouvait dans une chambre, a n'en pas douté. On l'avait allongé sur un lit double. A coté de lui, sur sa droite une table de chevet, où était posé un verre d'eau, des serviettes, une lampe, un livre et un bouquet de fleurs. Au fond, à droite se trouvait une petite armoire et à gauche, une étagère remplie de livres. Au pied du lit, une chaise avec..

- Mes vêtements ? Mais...

Il regarda en vitesse sous les couvertures. Il était nu. Qui... Qui avait donc pu le déshabiller !! Il se mit en colère contre cette personne qui avait osé violer son intimité...

Tout à coup, quelqu'un frappa à la porte…

- Oui ? répondit-il par habitude.

La porte s’ouvrit sur une personne qu' Araleth connaissait bien : Maître Deloril, son professeur.

- Maître ? Mais... Que fais-je ici ?

- Et bien, disons que je te recueille ici provisoirement jusqu’ à ce que tes blessures soient soignées.

- Mes blessures ? Quelles blessures ?

Deloril s'assit à côté d' Araleth, respira un grand coup, et commença à lui raconter le pourquoi du comment.

- Lorsque je suis arrivé dans cette ruelle mal réputée, j'ai tout d'abord vu une masse de personne autour d'une autre, par terre. J'ai cru, premièrement, que cette personne à terre, en l'occurrence toi, avait eu un malaise. Lorsque je t'ai reconnu, j'ai tout de suite compris que je me trompais : on était en train de te battre, lâchement de surcroît. Frapper une personne à terre, continua-t-il, est un acte déshonorable.

Il sourit, puis continua :

- Tu aurais du voir leurs têtes, lorsque je leur ait sommé d'arrêter. Ils ont ricanés bêtement les idiots. Ils ont même été jusqu'à me dire que je perdais mon temps, que je ne pourrais rien faire pour qu'ils m'obéissent... Bah, sûrement mon apparence de vieillard qui leur a faire dire cela, les sots. Ils ont moins faits les fiers, quand j'ai lancé mon sort... " Jacta sensu lato " leur ai-je sorti ! Oh, ne fais pas cette tête, ce n'est pas parce que tu ne le connais pas, qu'il est bien méchant... Disons simplement qu'il leur ait poussé des champignons et des furoncles un peu partout sur le corps.

Le maître se mit à rire de plus belle, en repensant à cette scène, plus que comique.

- Ils se sont enfuis lorsqu'ils se sont rendus compte que même si je suis vieux, je n’en suis cependant pas dépourvu de ressources pour me défendre. Enfin bref, passons. Tout de suite après je me suis penché sur toi et j'ai vu que tu saignais à la tête, au cou, aux bras et aux jambes... Sans oublier le ventre... C'est pourquoi, je t'ai ramené ici pour te soigner. La suite, tu la connaît.

Il s'arrêta. Pour Araleth, cependant, il restait un mystère :

- Mais maître, je ne vois ni égratignures, ni bandages sur mon corps. Comment cela se fait-il ?

- Araleth, Araleth. Aurais-tu donc séché les cours de médecine ?

Araleth  rougit. Les cours de médecine ! Il n'y était allé qu'une, a peine le temps de regarder et de juger que cette matière ne lui servirait à rien. Il commençait à regretter et voyait enfin son intérêt.

- Je vois, repris le maître, ayant constaté la gêne que subissait Araleth. Je te croyais plus sérieux que ça, je me trompais. " Errare humanum est. ", l'erreur est humaine. Et bien, sache Araleth, qu'un simple sort peut faire fusionner la peau et les bandages, rendant ces derniers invisibles. Mais ne t'inquiète pas, pour les retirer, il suffira d'attendre que tes blessures soit complètement guéries. Ils tomberont alors tout seuls.

Deloril s'arrête encore une fois, regarda Araleth  et ajouta :

- Bien, maintenant que je me suis assuré que ton état de santé était meilleur qu'hier soir, je vais pouvoir te laisser te reposer.

Il se dirigea vers la porte, et alors qu'il s'apprêtait à la franchir, Araleth  lança précipitamment :

- Maître, avez-vous prévenu mes parents que je me trouve ici ? 

- Ne t'inquiète pas pour eux, je t'en parlerais ce soir au dîner, en attendant, tache de bien dormir.

Il sortit. Puis, a lui-même, il chuchota :

- Si tu savais Araleth ... Mon pauvre petit, je te plains... Tu vas vivre de nombreuses choses en si peu de temps... Et des choses très intenses !

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Tous les commentaires liés à l'article : 2/ Chapitre 2 : Mauvaise nouvelle

  • louve a posté :jeudi 26 octobre 2006 21:19

    trop super.
    y a du suspense !!!
  • Baby-doll a posté :samedi 24 juin 2006 16:16

    très belle histoire j'attends la suite avec impatience^^
  • Kahlan a posté :samedi 24 juin 2006 11:36

    Yaouh...et bah, vas y avoir de la course. En effet tu met du temps à écrire mais ton histoire est de plus en plus belle, les idées sont excellantes tout comme l'écriture, chapeau !

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