Bienvenue...  (Les petits Blablas de Chtite Puce) posté le dimanche 07 mai 2006 16:08

Bienvenue dans mon petit blog qui j'espère vous plaira.

Dedans, vous y trouverez une histoire de fantasy, style très différent du fantastique où le doute persiste, où l'on se demande toujours, d'après la véritable définition du fantastique, si les événements se sont réellement passés, si c'est la réalité ou si l'on a tout imaginer... Rien a voir avec la Fantasy ou cette fois, on peut se permettre d'introduire des actions en rapport avec des bêtes imaginaires (comme les elfes, les trolls et plein d'autres que nombre de personnes connaissent), de la magie... Bref de l'irréel pur et simple.  

C'est ma toute première histoire, aussi, j'aimerais que l'on me critique beaucoup si besoin est, afin de m'améliorer si possible. Toute critique sera accepté a conditions qu'elle soit construite. Je ne veux pas de : " Ton histoire est nulle !! " mais plutôt de  " Ton histoire est nulle car... ".

Que rajoutez d'autres... a part que tout ce que vous lirez sortira de ma petite tête, même si il y a de fortes chances que je sois affluencée par certains livres que j'ai lue.

Zou !! J'ai oubliée un truc !! Pour les fautes d'orthographe, je vous préviens, y'en aura pleins, mais je ferai de mon mieux pour qu'il n'y en ai que le moins possible.

Bon allez, bonne lecture !!

 

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Prologue  (Prologue à Chapitre IV) posté le lundi 08 mai 2006 14:37

PREFACE :

Le monde est composé de plusieurs royaumes. Le principal [celui où se déroule l’action] étant divisé en contrées. Chaque contrée ayant une capitale et agissant comme un pays à lui-même. Pour vous schématiser tout ça, vous n'avez qu'a imaginez que le royaume est un continent et qu’une contrée est comme un pays dans la réalité. Vous savez bien qu'un pays se dirige tout seul, et bien pour les contrées, c'est la même chose. J'espère vous avoir un peu éclairé.

Ainsi, pour le lieu où habite Alareth (en comparaison avec la réalité)

- Le Moryon' (à prononcé Moryone) correspond au royaume, donc a un continent : par exemple l’Europe.

- Le Broquiam, une des 7 contrées composant le Monryon', qui correspond à un pays sur l' Europe : par exemple, la France.

- Roch' Mojyan, la capitale de Broquiam correspondrait donc avec Paris, la capitale de la France.

Bon, j'espère que vous avez tous bien compris, car moi et l'explication du monde... Ah oui, d'ailleurs, quelle sotte suis-je ? Le monde s'appelle : Feryon'. Je disais donc, que j'espérais que vous avez compris, car je pense que pour la suite il est capital de bien comprendre comment est ( en gros ) le monde et comment est-il divisé.

La carte est présentée ci-dessus. Elle est un peu floue, mais cela reste tolérable.

Pour la carte ci dessus :

- Les noms écrits et soulignés en noir sont les noms des 7 contrées.

- Les noms en noir non soulignés sont les noms des capitales de ces contrées.

- Le nom en noir souligné en rouge est le nom de la capitale principale, là où habite Sarkaon, le roi suprême, celui qui a plein pouvoir.

- Les zones avec des petits trucs rouges sont les zones montagneuses les plus importantes.

- Les zones vertes sont les grandes forêts principales.

- Le bleu désigne les rivières, fleuves principaux et la mer du Gapan qui entoure le royaume.

- La croix noire dans un carré noir c'est là où vit Kaena (je rappelle que Araleth habite à Roch' Mojyan ).

Problème de prononciation ?

Ferion' se prononce " Férione ".
Moryon' se prononce " Moryone ".
Mer du Fersan' se prononce " Férsane ".
Keroff se prononce " Kéroffe ".
Roae se prononce " Roaé ".
Elorel se prononce " élorél ".
Berm’non se prononce " Bèrm’none ".
Droyem se prononce " Dro-iem ".
Roch' Arfae se prononce " Arfaé "
Herkam se prononce " Hèrkame ".
Roch' Laraede se prononce " Roche-Laraédé ".
Fronjuj se prononce " Frone-iouge ".
Roch' Asurmya se prononce " Roche- Asurmi-ia ".
Broquiam' se prononce " Broquiame ".
Roch' Mojyan se prononce " Moji-ian".
Mervaen se prononce " Mèrvaén ".
Gahenya se prononce " Gahéni-ia ".
Raemyan' se prononce " Raémi-ian ".

 

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Prologue.  (Prologue à Chapitre IV) posté le mardi 09 mai 2006 20:53

PROLOGUE :

Ne pleure pas jeune fille, sèche tes larmes... Tu n'es pas toute seule... Je suis là moi... Regarde-toi !! Tes yeux sont rouges à force d'avoir pleuré !! Pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ce silence ? Que t'arrive-t-il ? Réponds-moi... Je n'aime pas te voir pleurer... Relève-toi...

Elle se réveilla. Encore ce rêve si bizarre. Encore cette voix, ce paysage. Cette fille, celle qui pleurait : elle.

Cela faisait plus d'un mois qu'elle faisait ce rêve. Au début, cela ne l'intriguait pas plus que ça, elle avait supposé que c'était un souvenir enfoui au fond de sa mémoire qui se réveillait. Cependant, elle s'était vite aperçue que cette possibilité n'était pas envisageable : ce n'était pas dans un corps d'enfant qu'elle se revoyait, mais dans le corps d'adolescente qu'elle arborait maintenant.

La voix qu'elle y entendait l'intriguait de plus en plus au fur et à mesure qu'elle revivait ce rêve, nuit après nuit. Elle était douce, masculine, envoûtante mais aussi inconnue de Kaena. C'était presque un réconfort pour Kaena de savoir qu'elle l'entendrait de nouveau lorsqu'elle replongerait dans le sommeil, le soir venu.

Kaena ressemblait beaucoup au commun des mortels : elle se trouvait n'être ni trop grande, ni trop petite, ni trop grosse, ni trop maigre. Elle était âgée de bientôt 15 ans. Son visage aigu et émacié lui donnait un air hautain, alors que son teint frais donnait d'elle une impression de légèreté, de simplicité et de douceur. Sa bouche rouge s'ouvrait constamment sur un large sourire d'un blanc éclatant. Des fossettes apparaissaient lorsqu'elle souriait, lui donnant un air malicieux. Son nez fin et aquilin à la fois. Ses yeux marrons pouvaient lui donner un air pétillant une seconde avant de devenir un regard haineux ou glacial. Ses sourcils, noirs, comme ses cheveux ne se remarquaient presque pas. Ses cheveux, lisses tombaient la plupart du temps sur ses épaules.

Elle était véritablement belle et enviée. Malgré son apparence plus que jolie, elle ne se vantait jamais et restait discrète. Beaucoup de jeunes hommes s'étaient mis à la courtiser lorsqu' elle avait commencé à mûrir et à changé physiquement et moralement. Elle n'était pas très courageuse, mais cela, elle s'en fichait. Elle voulait par-dessus tout vivre  normalement, avoir un mari et des enfants comme tout le monde.

Mais le destin ne l'avait pas destiné à cela... Sa destinée était toute autre... et elle ne pouvait rien y faire.

*

* * * * *

Araleth était plongé dans ses pensés. Il ne faisait pas attention à ce qui l'entourait. A quoi bon, de toute manière, tous les jours se ressemblaient : A force de répéter, jours après jours, les mêmes gestes, les même déplacements, il en arrivait à se demander si ce qu'il vivait, il ne l'avait pas déjà vécu dans le passé. 

Lorsqu'il quittait l'école des sciences en compagnie de ses amis, il était déjà tard et ils ne pouvaient rester longtemps ensemble, sinon ils risquaient de rentrer chez eux après le couvre-feu et d'y perdre la vie.

Araleth habitait à Roch' Mojyan la capitale de Broquiam, un des pays composant le royaume du Moryon'. Il y habitait depuis tout petit. Ses parents l'avaient inscrit dés le plus jeune âge a l'école des sciences, afin qu'il devienne un érudit, puis un mage. Il appartiendrait alors à la classe sociale la plus élevée et aurait la chance de rencontrer des jeunes filles de haute naissance avec qui il pourrait s'unir, afin d'assurer à sa descendance une situation des plus honorable et pourrait vire à la cour, rencontrer le roi...

Ses parents avaient pensé que c'était le meilleur avenir qu'ils pourraient lui offrir. Araleth faisait tout pour qu'ils soient fiers de lui. Sa vie lui convenait. Pour rien au monde, il aurait voulu la changer. Après tout, il avait un avenir, certes certain et sans surprise, mais un avenir où il pourrait vivre, faire des rencontres, sans craindre le lendemain.

Araleth avait environ 17 ans, il était grand, musclé et mince. Ses yeux verts, son regard de braise faisait fondre toutes les filles. Ses cheveux noirs et fins, sa bouche si finement dessinée, ses dents si bien alignées que l'on voyait lorsqu'il souriait... Tout, absolument tout, le rendait donc irrésistible aux yeux des filles. D'ailleurs, il avait souvent l'impression qu'elles le " traquaient ". Mais lui n'en avait cure, il voulait rencontrer l'amour et vivre une histoire d'amour, pas de flirts qui briserait le cœur des jeunes filles, voir le sien.

En bref, Araleth se plaisait, sa petite vie qui pour certains aurait été monotone, lui il l'aimait. Il était du genre courageux, drôle, mais aussi calme... Oui, c'est ça qui lui plaisait le plus. Le calme que lui offrait sa vie. Une vie de calme, de bonheur, c'est ça qu'il ATTENDAIT de la vie !!

Mais le destin ne l'avait pas destiné à cela... Sa destinée était toute autre... et il ne pouvait rien y faire.

*

* * * * *

- Sire, cette missive viens d'arriver de Berm'non, dans la contrée...

- ... d' Elorel. Je sais merci Kashvira.

- De rien Sire.

Kashvira sortit de la salle en n'oubliant pas de faire une révérence au roi, signe de sa totale obéissance et surtout de respect envers lui.

Le Roi Sarkaon se retrouva seul. Encore une fois. Cela faisait déjà un an qu'il avait eu accès au trône, un an que son père l'avait laissé en mourant  assassiné... par lui, son fils. Il avait eu ses raisons de le tuer, mais cela l'avait marqué... car au fond il l'aimait ce père qui avait toujours été là pour lui, qui avait pris soin de lui lorsque la présence de sa mère lui manquait... Sa mère... Elle était morte lorsqu' il avait l'âge de 8 ans en mettant au monde un enfant qui n'avait pas survécu au premier hiver.

Sans famille et face à la réalité et aux responsabilités. Triste destin quand on savait qu'il avait tout ce dont il avait besoin pour vivre dans le luxe et la joie. Il aurait fait n'importe quoi pour redevenir cet enfant insouciant au monde qui  l'entourait. Mais le mal était fait et il devrait accepter son nouveau statut de roi.

Plongé dans ses réflexions, il en avait oublié la missive. La contrée Elorel, dirigée par un de ses ami d'enfance qu' il ne reverrait qu'en de rares occasions, leur devoir de roi occupant leurs journées, les unes après les autres. Il connaissait tous les autres rois évidemment. Il les avait rencontrés lors de son sacre. D'habitude, lors d'un sacre normal, seul le peuple concerné y assistait, mais voila, lui, c'était le roi "suprême". Il avait autorité non seulement sur sa contrée, mais aussi sur celle des autres.

La missive... Que révélait-elle ? Il voulait le savoir. C'est pour ça qu'il l'ouvrit, et la lue.

- Oh non... Ce n'est pas possible.

Cette missive. Elle engendrait le mal. Elle révélait le mal. C’était une mauvaise missive. Comme tout roi, il souhaitait la paix et le bonheur. Il voulait que ça soit ça, le futur du royaume de Moryon' : un endroit où le bonheur, la joie, la paix régnaient.

Mais le destin n’avait pas destiné le royaume à cela... Sa destinée était toute autre... et Sarkaon ne pouvait rien y faire.

FIN DU PROLOGUE.

P.S. : Montage fait par une de mes meilleures amies.

P.S. 2 : J'ai choisi cette photo pour le montage car je trouvais que la fille qui pleurait illustrait assez bien le rêve d' Aléa, même si physiquement elle ne ressemble pas vraiment a Aléa et si dans son rêve Aléa est toute seule, dans une forêt... En fait c'était juste pour son regard un peu perdu.

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1 / Chapitre I : Perdue.  (Prologue à Chapitre IV) posté le mercredi 10 mai 2006 19:02

CHAPITRE 1.

- Kaena, viens ici... TOUT DE SUITE !!!

Kaena sortit de ses rêves et répondit : "Oui maman, j'arrive."

Kaena se précipita dehors. Si sa mère l'appelait, elle se devait d'aller la rejoindre le plus vite possible, car son devoir de fille l'exigeait. De plus, sa mère était infirme alors elle était d'autant plus exigeante. Mais Kaena l'aimait et cela ne la dérangeait pas de l'aider... comme si sa mère était une de ses nobles paresseuses qui possèdent une dame de compagnie et en exigent tout, jusqu'au moindre petit service.

- Te voila enfin !! Tu peux me rendre un petit service ? Ton père et ton frère sont partis avec d'autres volontaires à la chasse pour rapporter un peu de viande pour nous et le reste du village...

En effet, Kaena vivait dans un petit village appelé Raemyan', dans la contrée de Keroff. Il y avait environ une petite centaine de personnes qui y vivait car c'était un village très indépendant et isolé. En effet, la seule et unique voie d'accès terrestre a ce village passait par les montagnes et les voies étaient très difficiles à parcourir. De même, pour l'accès par le Nord : il fallait d'abord réussir à franchir le Récif des Dangers qui portait d'ailleurs très bien son nom : le courant était extrême et comme si cela n'était pas encore assez difficile, d'énormes rochers sortaient de la mer un peu partout. Ensuite il fallait réussir à accoster, chose également difficile car le passage donnant accès à la plage était unique ( il fallait déjà le trouver ) et ensuite il fallait viser juste pour le dépasser. Et enfin, ultime étape pour l'accès à ce village : une forêt dense.

-... et nous manquons de bois. Étant donné qu'il y a de fortes chances que tous rentrent tard, et qu'ils soient trop fatigués pour aller en chercher ce soir, j'aimerais que tu y aille, s'il te plait.

- Oui, maman. Tu as besoin de quelque chose d'autres avant que j'y aille ??

- KAENA !! S’écria sa mère, indignée. Tu sais très bien que je peux me débrouiller seule quelque temps. Je ne suis pas mourante !!

- Mais maman... tu es infirme !

- Et alors ? Est-ce parce que je ne possède plus maintenant qu'un bras que je dois rester comme une femme en couche, qui n'as plus de force, dans un lit a longueur de journée.

Le ton montait. Comme d'habitude, Kaena  avait voulu être trop protectrice envers sa mère. Kaena  savait que sa mère pouvait survivre sans elle quelques heures, mais elle voulait que sa mère la considère comme une enfant modèle, même si elle était une adolescente. Sa mère avait horreur qu'on la considère comme une mourante. Elle ne se considérait pas comme cela, même si quelques taches ne lui étaient désormais plus possibles. C'est pourquoi elle était exigeante quand elle appelait Kaena, mais cela ne l'empêchait pas de se débrouiller seule.

Sa mère se mit à pleurer. Elle en avait marre. Toujours... elle était toujours considérée comme une personne anormale. Étais-ce sa faute si elle avait été mordu par un loup lorsqu'elle était une petite fille en allant jouer dans les bois ? Étais-ce sa faute si le désir de désobéir, d'aller découvrir l'inconnu l'avait prise comme cela, scellant à jamais son destin ? Étais-ce sa faute si il y avait eu ce loup ? Étais-ce sa faute si elle avait cru que c'était un chien ? Étais-ce sa faute si il l'avait mordu ?

Oui, c'était sa faute. Elle en assumait les conséquences chaque jour depuis CE jour. Elle culpabilisait jour après jour. Elle portait ce poids si lourd à porter, sans arriver à se vider, à en parler. Et comme si cela ne suffisait pas, il y avait les autres. Les autres... tout le monde en fait... Tout le monde sauf son mari, qui l'avait pris telle qu'elle, sans poser de question, en sachant que c'était une femme comme les autres. Mais les autres la considéraient bizarrement, comme si elle était un monstre...

Alors elle pleurait, pour la première fois, sous les yeux de sa fille... Kaena  fut surprise. Elle réalisa enfin le poids de ses mots, à quel point ils avaient dû être blessant pour sa mère. Elle s'agenouilla prés de sa mère, qui la repoussa sèchement :

- Va-t-en maintenant ! Pourquoi tu es encore là ! Je croyais t'avoir dit d'aller chercher du bois ! Pars !

- Oui, maman, chuchota-t-elle.

Et elle partit en direction du bois. Doucement, le moral à plat, laissant ses larmes couler le long de son visage. Elle se sentait coupable... Coupable de faire le malheur de sa mère...

*

* * * * *

Elle marcha sans faire attention à ce qui l'entourait... Elle pleurait à chaudes larmes... Pour elle, elle avait perdu l'amour de sa mère. Quelqu'un a dit un jour : " Une mère est Dieu aux yeux d'un enfant.", ainsi Kaena avait tout perdu, enfin elle le croyais, a ce moment là. Elle était désespérée.

C'est pourquoi, sans s'en rendre compte, elle s'enfonça profondément, donc dangereusement dans la forêt. Mais elle, elle ne voyait rien, sauf ses yeux embués...

Lorsqu'elle se rendit compte qu'elle s'était...

- Perdue !! J'y crois pas, je me suis perdue !! Mais, c'est pas possible d'être si bête !! Je connais ces bois, j'y vais tous les jours depuis que je sais parler et marcher...  C’EST PAS POSSIBLE !!

Elle leva alors les yeux au ciel, et s'aperçut qu'il ferait bientôt nuit. La situation était catastrophique : elle avait faim, était fatigué d'avoir pleuré, il allait faire nuit et elle était perdue.

Mais sa force de vaincre, de vivre prit le dessus. Comme pour se rassurer, elle parla à voix haute, même si elle était toute seule.

- Bon, courage. Vu l'heure qu'il est, mieux vaut de ne pas bouger trop d'ici. Première chose a faire : un feu... Oui, c'est ça, un feu, et après j'essaierais de voir si je ne peux pas dégoter quelque fruits ou champignons...

C'est ainsi qu'elle se mit a chercher des branches sèches, des brindilles. N'importe quoi qui pusse lui servir à se chauffer car les nuit, dans la contrée de Keroff étaient froides été comme hiver. Chose faite, elle s'assit et se mit à frotter deux brindilles, créant d'abord des petites étincelles insignifiantes qui se transformèrent vite en hautes flammes chaudes.

- Bon, au moins j'aurai de la lumière et de la chaleur pour cette nuit. Maintenant, essayons de trouver de quoi manger.

Elle fouilla les alentours, et ne trouva rien. Elle était trop profondément enfoncée dans la forêt et à cet endroit, la lumière ne perçait pas a travers les feuillages denses des arbres gigantesques qui semblaient millénaires et sans lumière, pas de fruit... donc pas de nourriture.

 

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2 / Chapitre 1 : Perdue.  (Prologue à Chapitre IV) posté le jeudi 11 mai 2006 18:53

C'est donc bredouille qu'elle revint prés du feu. Elle s'assit sur un tronc d'arbre, tombé sûrement lors d’un orage plus violent que les autres. De la mousse douce le recouvrait, créant un tapis de verdure.

Elle n'avait plus rien à faire, sauf attendre. Attendre que la nuit passe et que le soleil réapparaisse. Elle ne savait pas encore si il serait sage de s'endormir. Dormir, ou veiller ? Deux solutions... Laquelle était celle qu'elle devrait faire. Elle choisit de veiller. Après tout, si sa mère s'était fait mordre par un loup dans cette forêt même, c'est qu'il y en avait. Sa mère...

Elle repensa à ce qu'elle avait dit à sa mère, à leur dispute, à la façon dont sa mère l'avait rejeté. Elle s'en voulait toujours, mais pour la première fois de sa vie, elle essaya de se mettre a la place de sa mère. Elle imaginait intérieurement sa vie si elle avait un bras en moins. Le regard des autres... comment le percevrait-elle ? Se sentirait-elle harcelé par un simple regard de compassion ? Elle n'en savait rien, car même si elle faisait des efforts pour se l'imaginer, elle ne le vivait pas tous les jours. Elle se promit de faire en sorte que sa mère se sente mieux.

Toute seule... Toute une nuit où elle pourrait réfléchir. Tout une nuit à se poser des questions. Voilà ce qui l'attendait. Une envie de soif se rajoutait petit à petit à sa faim. La fatigue commençait a l'atteindre.

Ne pas fermer les yeux. Résister. Penser a quelque chose. Faire quelque chose. Oui... c'est ça, regarde là-haut, regarde le ciel. L’horizon se teintait de rouge, d'orange, de jaune, de bleu. La nuit allait bientôt tomber. Dans environ une heure estima-t-elle. Mais alors pourquoi était-elle fatiguée ? Avait-elle trop marché ?

Elle recommença à pleurer. Elle ravalait sa fierté, car ici, elle était seule. Elle se vidait de tout le mal qui l'avait envahie ces temps-ci. Elle pleurait pour oublier. Oublier qu'elle était seule. Oublier que ses temps-ci, elle était peut-être possédée par un démon car elle répandait le mal, faisait souffrir.

Elle pleurait maintenant à chaudes larmes. Ses yeux commencèrent à devenir rouge. Son père lui manquait, son frère aussi. Et sa mère lui manquait encore plus.

Elle se releva, décidé à faire en sorte de se vider entièrement et cria sa haine de vivre, sa solitude. Elle se rassit, encore plus fatigué. Pourquoi avait-elle pensé a cela ?

- Je suis qu'une imbécile, me voila encore plus fatigué. Et je suis sure que je ne resterais pas éveillée toute la nuit. Bravo. Franchement, bravo ! Tu peux être fière de toi.

Soudain, elle repensa à son rêve.... :

Ne pleure pas jeune fille, sèche tes larmes... Tu n'es pas toute seule... Je suis là moi... Regarde-toi !! Tes yeux sont rouges a forces d'avoir pleuré !! Pourquoi pleures-tu ? Pourquoi ce silence ? Que t'arrive-t-il ? Répond-moi... Je n'aime pas te voir pleurer... Relève-toi...

... et elle réalisa :

C'est ce qui s'était passé. Elle avait pleuré. Elle s'était sentie seule. Elle avait senti ses yeux gonflés lorsqu'ils avaient rougis et elle s'était relevée !!

C'est sur ces pensées qu'elle s'endormit, malgré sa volonté de rester éveillée....

*

* * * * *

Pendant son sommeil :

Petite fille... Tu es si belle quand tu dors... Est-ce que ton cœur a arrêter de saigner de désespoir ? Est-ce que ton corps à purger toutes les choses qu'il n'aimait pas ? Dort... Tu es si belle... Ton visage ressemble à celui d'un ange... Il est si paisible...

La voix revenait, pourtant ce n'était pas les mêmes paroles que la dernière fois. Qu'est-ce que cela voulait bien pouvoir dire ? Qu'est-ce que cette voix cachait ? Qui était-elle ? Cette fois, enfin plutôt maintenant qu'elle savait que ce que lui disait cette voix se réalisait, elle décida d'essayer de lui parler. Elle voulait en savoir plus. Elle voulait comprendre.

- ...

Rien. Elle n'arrivait à ne dire absolument rien. Pourquoi ? Si quelqu'un, ou quelque chose arrivait à lui parler, elle aussi devrait communiquer avec "ça". Ce n'était pas juste. Elle voulait savoir. Alors elle recommença encore et encore. Puis finalement :

- ... Qui êtes-vous ?

Elle avait réussi. Ce n'était peut-être qu'un faible son libéré dans son esprit. Mais c'en était un. Un son. Alors, avec l'énergie de quelqu'un qui sent qu'il va arriver à son but, elle s'accrocha et s'acharna. Si elle le voulait suffisamment fort, elle le pouvait. Elle se concentra, et :

- ... Qui êtes-vous ?

Cette fois, elle avait trouvé le moyen pour communiquer dans cet autre monde qu'était cette zone dans son esprit. Et cette fois-ci, la voix avait entendue.

- Ainsi, tu as réussi là où nombres personnes ont échouées... De toutes évidences, tu es peu banale. Tu as découvert quelque chose que toute personne normale n'aurait jamais découvert...

- Mais c'est pas vrai !! Vous allez me dire ce qu'il se passe et qui vous êtes ?

- Il faudra que tu apprennes à être patiente. Nous avons tout le temps pour faire connaissance, mais pour ma part, ce n'est pas nécessaire, je te connais par cœur. Je connais tes inquiétudes, tes habitudes, tes frustrations... même si je ne comprends pas pourquoi ces sentiments te font de la peine.

- Mais vous allez me dire ce que je veux !! Et qu'entendrez-vous par cet espèce de charabia ?

- Ce que je veux dire par " cet espèce de charabia ", c'est que je suis toi sans être toi et que je suis inhumain tout en étant humain.

- Et en Moryon'ai (langue parlé au  Moryon), cela donne ? S’énerva-t-elle.

- Cela donne que je te croyais futé, mais qu'en fait je me rends compte que si l'on arrive à communiquer ensemble, c'est juste une histoire de chance car tu n'ai pas capable de comprendre ce que j'essaie de t'expliquer.

- Ca suffit oui, vas-tu me dire ce que je veux savoir ?

Peu importe qui était cette voix, Kaena savait qu'elles partaient toutes deux sur de mauvaises bases et qu'elles étaient loin de commencer à fonder les bases d'une amitié. Kaena trouvait cette voix insolente, aussi ce montrait-elle elle-même violente vis-à-vis d'elle.

- Bien, reprit la voix, écoutes-moi avec attention, je ne compte pas te ré expliquer une chose dont je t'ai déjà donnée la signification plusieurs fois, si tu ne comprend pas, ce n'est pas grave. Je suis ta conscience, je suis toi. Je suis comme une jumelle pour toi...

- Une jumelle ? C'est la meilleure. Premièrement, vous n'êtes pas humaines et encore moins réelle, vous êtes dans mon esprit. Deuxièmement, le mot jumeau m'aurait paru plus approprié lorsque l'on sait que vous avez une voix masculine.

- Je prend la voix de ta moitié, le règlement des " consciences " m' y oblige.

- Ma deuxième moitié ? Mais enfin, ce n'est pas censé être vous, ma deuxième moitié ? Étant donnée que nous sommes comme des jumelles d'après vos dires.

- Laissons tomber cela, veux-tu ? Le moment n'est pas encore arrivé d'en parler. Il te faudra attendre. Comme je te l'ai déjà dit, il faudra que tu apprennes a être patiente, voila donc un exercice qui tombe à pic.

- N'importe quoi. Enfin bon, je suppose que je ne peux rien y faire ?

- Exact. As-tu d'autres questions ?

- Oh que oui !

- Et bien pose-les !

- Je voudrais savoir pourquoi je peux t'entendre...

Kaena  se réveilla soudainement, brûlante de fièvre. Elle était trempé de sueur, et surtout ne comprenait pas pourquoi elle avait été obligée de se réveiller à ce moment précis. Elle avait encore pleins de questions à poser à cette " Seconde Aléa à la voix masculine."

Mais pour le moment, elle était malade, au bord de l’agonie...

 

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